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Galerie Silice
André |
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Initié à l'art par son oncle
Léopold Xavier, en fin des années 1890
il part pour étudier à Paris à l’École Guérin, dans les
cours de composition décorative 'eugène Grsset.
Il participe à l'exposition universelle de 1900 avec un
important travail de décoration.
Une rencontre fortuite avec émile Gallé
l'amène à rentrer comme ouvrier d’art dans les ateliers Gallé à
Nancy. Là il découvre les arts extrême-orientaux. Il remporte en
1913 un concours pour orner le livre de J
Boissières« Fumeurs d'opium (recueil de nouvelles) »
Avec la bourse ainsi obtenue il
séjourne pour un an au Tonkin
Après la guerre, en 1919 il part pour le Cambodge où il
est embauché pour ses compétences et connaissances de l’art de
l’Extrême-Orient afin d'organiser le "Musée de Cambodge" (alors
en pleine construction). Un an après, une « École des
arts » prônant un « art cambodgien intégral, sans
aucune influence européenne » est adossé au musée. Fort
convaincu par ce précepte, Auguste y prend la direction.
Entre 1923 et 1934 une correspondance entre Auguste et
Prouvé témoigne de leur amitié.
Il oriente ses cours en suivant sa volonté de retrouver des
techniques anciennes disparues sur les procédés de laque, de
fonte ou d’émail.
Dans les années 1920, il est commandité pour des travaux
de décoration des édifices publics et privés en Cambodge.
Pour l 'éxposition coloniale de Marseille
en 1922, il y ramène des peintures décoratives.
De son retour, il commence les préparatifs pour
l'exposition internationale des arts de 1925, où il présente le
travail de ses élèves cambodgiens (sculptures et tissages).
Avec son ami georges Grolieril
publié en 1924 le livre La céramique dans l'ancien
Cambodge : Essai d'inventaire général.
Pendant son congé obligatoire, en début 1927 et à l'invitation
de victor Prouvé , il passe à Nancy à l’École des
beaux-arts, où il donne des conférences sur l’art Khmer
illustrées par de projections lumineuses.
En 1928 il est nommé peintre de la
marine

En juin 1935, il a le poste de directeur des Arts
cambodgiens et de conservateur du Musée Albert Sarraut à Phon
pen
Sa carrière dans le domaine de l'art va ultérieurement
bifurquer.
Ainsi, en 1946 il
sera nommé directeur de la Banque de crédit agricole de la
province de Thudamot profession qu'il ne pourra pas
exercer longtemps étant la situation conflictuelle du pays.
En mars 1948 il se marie avec une cambodgienne.
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vos commentaires sur le peintre SILICE
André
| 🎨 André Silice
(1880–1951) : Peintre de marine et ambassadeur artistique
de l’Extrême-Orient André Silice, né à Nancy en 1880 et mort à Phnom Penh en 1951, est un peintre français au parcours singulier, mêlant art décoratif, engagement colonial, et passion pour les arts asiatiques. Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1928, bien que son œuvre soit davantage marquée par l’Extrême-Orient que par les paysages maritimes traditionnels. 🖌️ Parcours artistique • Formé à l’École Guérin à Paris, dans les cours de composition décorative d’Eugène Grasset. • Travaille dans les ateliers Émile Gallé à Nancy, où il découvre les arts asiatiques. • Lauréat en 1913 d’un concours pour illustrer Fumeurs d’opium de Jules Boissière. • Séjourne au Tonkin (Vietnam) grâce à une bourse, puis s’installe au Cambodge en 1919. 🏛️ Engagement en Asie • Participe à la création du Musée du Cambodge (futur musée Albert-Sarraut). • Dirige une École des arts cambodgiens prônant un art local sans influence européenne. • Collabore avec George Groslier, avec qui il publie La céramique dans l’ancien Cambodge (1924). • Présente les œuvres de ses élèves à l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925. ⚓ Peintre officiel de la Marine • Nommé en 1928, bien que son œuvre soit peu tournée vers les scènes navales classiques. • Son titre semble davantage honorifique, lié à ses missions artistiques en territoire colonial. Souhaites-tu que je t’aide à retrouver des œuvres précises ou à explorer son influence dans l’art colonial 🖼️ Œuvres maîtresses d’André Silice Bien qu’André Silice soit officiellement nommé peintre de la Marine en 1928, ses œuvres les plus marquantes sont liées à son engagement artistique en Asie, notamment au Cambodge et au Tonkin. Il est reconnu pour ses décors monumentaux, ses illustrations littéraires, et ses contributions aux arts décoratifs coloniaux. 🎨 Œuvres et réalisations majeures
Ses œuvres sont rares sur le marché de l’art, mais son influence est surtout visible dans les institutions culturelles du Cambodge et dans les archives des expositions coloniales françaises. Souhaites-tu que je t’aide à retrouver des images de ses œuvres ou à explorer son influence dans l’art khmer ? 📉 Cote d’André Silice sur le marché de l’artLa cote d’André Silice est très discrète et peu documentée sur le marché secondaire. Voici ce que l’on peut retenir : 🔍 Visibilité limitée • André Silice ne figure pas dans les bases de données majeures comme Artprice ou France Estimations. • Aucune vente aux enchères récente notable n’est répertoriée publiquement. • Il est absent du second marché (ventes régulières en salle ou en ligne), ce qui signifie que ses œuvres sont rarement proposées à la vente. 📚 Pourquoi cette discrétion ? • Son œuvre est principalement institutionnelle : musées, expositions coloniales, décorations publiques en Asie. • Il a davantage œuvré comme enseignant, décorateur et conservateur que comme artiste de galerie.
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🌏🔥 Auguste
André Silice — Le peintre qui a capturé
l’Asie coloniale en couleurs🌍 Silice_peintre_colonialAuguste André Silice n’est pas un peintre de marine au sens strict. Pas de droit d’embarquement, pas de vie sur les ponts, pas de roulis dans les carnets. Non. Silice appartient à une autre tribu : 👉 celle des peintres de l’Empire colonial, les artistes envoyés pour montrer, documenter, magnifier les territoires lointains. Son titre, plus qu’un grade maritime, est une mission artistique. 🛕 Cambodge_et_TonkinSilice, c’est l’homme qui a vu :
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| un long article sur le
peintre Par christinedb / 1 juin
2017 Auguste
Silice: une vie cambodgienne - Théo, Zoé, Léo et les
autres... Auguste Silice: une vie cambodgienne Auguste Silice dit André a eu une vie étonnante. Auguste Léopold Silice naît à Nancy le 11 février 1880 de Hubert et de Suzanne Bernard. Dès son enfance son oncle Léopold l’initie à l’art et Auguste sera très proche de son oncle qui a « le goût des belles choses » et qui révèle à son neveu « l’art en lui fourrant le nez dans des bouquins japonais» Les études Installé au début du siècle à Paris, Auguste étudie à l’École Guérin dans les cours de composition décorative d’Eugène GRASSET et en 1900, il participe à l’Exposition universelle pour laquelle il fournit un travail important de décoration. Il rencontre à cette occasion le chef d’usine d’Émile GALLÉ etdécide alors de s’inscrire au concours d’ouvrier d’art des ateliers Gallé à Nancy. Ses premières années d’études sont donc vouées à l’art décoratif et à la découverte des arts extrême-orientaux. Il occupe ses loisirs à la peinture de paysage en plein-air, suivant en cela les enseignements de son oncle. En 1903, il découvre la Bretagne et il s’émerveille devant la campagne de Pont-Aven. Il visitera aussi les Pyrénées et observera les brumes sur la Tamise lors d’un séjour à Londres. A partir de 1903 et jusqu’en 1910, Auguste présente au public parisien de la Société Nationale des Beaux-Arts ses tableaux. Il participe aussi à des illustrations d’ouvrages. Il remporte en 1913 un concours pour orner le livre de Boissière, “Les génies de Mont Tan-Vien” et la bourse qui accompagne cette épreuve . Les voyages Il part alors pour un an au Tonkin où il rejoint sa mère divorcée de son père et remariée à un fonctionnaire colonial, résidant dans ce protectorat. Réformé pour des raisons de santé, il s’engage malgré tout en 1915 de la guerre dans le 21e bataillon colonial. En 1916, il combat dans la Somme, au Chemin des Dames. Il est libéré en 1918 de ses obligations militaires avec quelques égratignures, qui lui valent la Médaille Militaire et la Croix de Guerre avec deux citations au Corps d’armée; il est aussi nommé Chevalier de la Légion d’honneur. Le Cambodge L’année suivante, il s’embarque pour le Cambodge. Depuis 1905, un musée des antiquités khmères, le musée de ‘Indochine, a été créé à Phnom Penh. En 1919, celui-ci se fond dans le nouveau musée du Cambodge. Auguste s’installe à Phnom Penh, capitale du protectorat, au début de l’année 1919. On l’engage pour ses compétences et ses connaissances de l’art de l’Extrême-Orient et il commence alors à organiser le futur musée du Cambodge, dont les nouveaux bâtiments sont en construction. En 1920, il est déjà l’un des plus anciens fonctionnaires sur place et on l’apprécie pour son érudition. Une École d’arts uniquement destinée à des indigènes est adjointe au musée. On y enseigne «l’art cambodgien intégral, sans aucune influence européenne ». Les seuls modèles utilisés sont classiques, moulages de monuments anciens ou d’objets traditionnels. Georges Groslier est le premier conservateur du musée et Auguste se voit très tôt confier la responsabilité de l’École. Celle-ci fonctionne sur des modalités différentes des autres institutions de l’Indochine. Fondée en 1924, l’École des beaux-arts d’Hanoï enseigne aux autochtones l’étude d’après le modèle vivant, l’anatomie et l’art européen. Auguste critique cette éducation et pense que « la fusion des deux conceptions l’occidentale et l’orientale […] ne peut produire que des œuvres hybrides et sans caractère ». Ses opinions le placent en totale opposition avec ces établissements. Ses idées sur l’éducation à donner aux Indochinois s’inscrivent dans une vision plus large de ce que doit être la colonisation. Son souhait est de développer ces pays en respectant et en préservant les coutumes de ces peuples. L’éloignement du Cambodge de la France favorise les échanges épistolaires entre Auguste et sa famille ou ses amis de métropole. Entre 1923 et 1934, des lettres adressées par Auguste Silice à Victor Prouvé témoignent des liens d’amitié entre les deux hommes. Elles permettent à Auguste de faire partager son expérience quotidienne de l’Asie. Auguste joint aux courriers des colis comprenant du thé, de l’encens ou de la soie. Les questions d’art ne sont jamais oubliées. Il envoie aussi à son ami des moulages des sculptures du musée ou du papier chinois particulièrement remarquable pour les travaux de gravure. Dans ses écrits, il porte un intérêt marqué à la vie de l’École, à ses découvertes du pays, notamment d’Angkor, et du peuple cambodgien. Il a le loisir de faire plusieurs excursions sur les sites archéologiques du pays. La capitale des souverains khmers est un réel sujet d’émerveillement et d’études. L’équipe de mouleurs de l’École y travaille régulièrement et Auguste Silice photographie le plus possible ces lieux. Il peint aussi des aquarelles dans l’idée de les vendre à son retour à Phnom Penh. Auguste rédige des articles pour la revue “Art et Archéologie Khmers”, publication du musée de Phnom Penh et de son École d’arts cambodgiens. Il rédige des textes sur des « Exemples d’art cambodgien contemporain ». Il présente la création locale de l’époque et sa volonté de retrouver des techniques anciennes disparues. Il écrit dans une lettre à Victor PROUVÉ ses tentatives pour redécouvrir des procédés de laque, de fonte ou d’émail. Il doit ensuite transmettre ses leçons aux élèves de l’École. Pendant les années vingt, Auguste SILICE obtient au Cambodge des commandes de décoration pour des édifices publics et privés. Pour l’Exposition coloniale de Marseille de 1922, il renoue avec la peinture décorative et l’année 1924 est riche en préparatifs pour l’Exposition internationale des arts décoratifs se tenant à Paris l’année suivante. Cette manifestation est l’occasion de montrer dans la métropole les travaux des élèves cambodgiens. On expose notamment des sculptures ou des tissages, vitrine de la colonie. Les heures consacrées à l’École nuisent aux recherches personnelles d’Auguste et il n’a même plus le temps de peindre. En 1931, Paris organise sa grande Exposition coloniale internationale sur le site de Vincennes. Toutes les colonies et les protectorats sont invités à travailler pour la réussite de l’événement. Le Cambodge tient d’ailleurs une place remarquée par la reconstitution d’une partie du grand temple d’Angkor Vat. Auguste Silice organise les travaux de moulage sur le site d’Angkor et il s’occupe de tous les dioramas du Cambodge. Une partie des ouvrages orne le palais de l’Indochine. L’École des arts garnit une galerie de dix-huit mètres sur cinq dans le palais du gouvernement général. Auguste Silice veille sur les troupes de danseuses vivant et répétant à l’École. Il œuvre notamment à la restauration de leurs parures et de leurs costumes. Comme en 1906 et en 1922 à Marseille, elles font le voyage en France. Auguste est à Vincennes pour surveiller l’installation des salles, il peut ainsi prolonger son congé en métropole de deux mois. En effet, suivant les termes de son contrat, il dispose tous les trois ans de plusieurs mois de vacances en France pour se reposer. Ainsi est-il de retour notamment en 1923, 1926 et 1930. Au printemps 1927, il fait un détour par Nancy où il donne aux élèves de Victor Prouvé à l’École des beaux-arts des conférences sur l’art Khmer illustrées de projections lumineuses. En vivant à Phnom Penh, Auguste Silice est un observateur privilégié de la situation politique de l’Asie du Sud-Est. La propagande communiste et les révoltes, au Tonkin et en Cochinchine surtout, l’alarment. Le statut de ces deux petits pays est différent de celui du Cambodge. Le Tonkin est un protectorat sous influence chinoise et la Cochinchine est une colonie où la justice fonctionne comme en métropole. Des troubles politiques secouent régulièrement ces deux territoires et annoncent les difficultés de gestion à venir. Silice a une vision tout à fait lucide et clairvoyante de ces conflits. Il partage les inquiétudes des coloniaux et il n’est pas isolé dans ce pays. Il a le loisir de lire des revues venant de métropole notamment l’Illustration, ou le Monde illustré, l’informant des événements français ou internationaux. Chaque saison amène son lot de touristes ou de fonctionnaires. Ainsi retrouve-t-il certains de ses amis militaires, officiers dans la marine. Auguste rend visite à travers le pays à des connaissances, des propriétaires de plantations d’hévéas. Cette culture, inconnue au Cambodge avant l’arrivée des Français, attire de nombreux aventuriers désireux de faire fortune. Avec ces amitiés, il est alors plus facile de « résister à la solitude et à l’énorme silence des nuits », car « pour comprendre l’Asie il faut avoir passé quelques jours en contact avec cette hostilité de la nature où l’homme se voit petit […] on comprend pourquoi la vie pèse si peu dans l’esprit des asiatiques (sic) – Seulement on reste marqué pour le restant de ses jours » Auguste parle à son oncle de sa fascination pour ce pays lumineux, et le Col des Nuages, « il n’y a pas un pays au monde qui vous prenne plus que celui-ci». Touran est à cette époque un port commercial et militaire important. Auguste choisit cependant un site d’où sont absents les témoins de la colonisation. De plus la situation politique est parfois très agitée. Il lui arrive de partir travailler armé et ses « expéditions picturales [ont] un petit côté guerrier qui ne [lui déplaît] pas ». Les lettres d’Auguste s’espacent après 1935, il parle de son inquiétude par rapport aux événements qui se déroulent en Asie, il parle de la guerre qui devient inévitable et se méfie des japonais . A partir de 1938, la famille ne reçoit plus de nouvelles d’Auguste et s’inquiète. Marthe Silice veuve de Léopold écrit au Service social du Ministère des colonies pour les Renseignements aux familles le 6 mai 1946: il lui est répondu: “Mr Silice nommé directeur de la Banque de crédit agricole de Thudaumot n’a pu continuer ses fonctions et a rejoint le Cambodge début avril. Était en bonne santé à son passage à Saigon” Les dernières années Ensuite à nouveau plus de nouvelles ce qui est inquiétant vu la situation de la région à cette époque; jusqu’en 1951 où par l’intermédiaire d’amis Marthe Silice reçoit des nouvelles: “J’ai fini par retrouver M. Silice par l’intermédiaire et avec l’aide du Conservateur du Musée, et finalement Je suis allé lui rendre visite moi-même. Je l’ai trouvé dans un appartement très “local”. Deux pièces ou plutôt une grande pièce séparée en deux par un paravent. Il vit d’un coté avec sa Cambodgienne (il se sont mariés en mars 1948) dont la famille, nièce, neveux, etc; occupe l’autre partie avec le grouillement de règle. Son coté à lui est pourtant propre et bien tenu. Il a les jambes paralysées, mais peut encore lire, très difficilement, des caractères d’imprimerie. Il sera donc heureux de vous lire si vous faites taper la lettre à la machine. Il semble passer son temps avec des romans policiers, et, naturellement, il fume. Il semble avoir toute sa mémoire et parle volontiers de ses amis de Nancy et de sa jeunesse, sans regrets semble-t-il. il semble bien soigné, avec dévouement. Mais c’est le type, hélas, du vieux colonial. Au mur des photos de famille, sa mère sans doute, très distinguée, mais à coté des photos de la famille cambodgienne qui jurent un peu. Il sera certainement très heureux d’avoir de vos nouvelles et Je pourrai aller le revoir pour écrire sa réponse. Toutefois ne le croyez pas malheureux, il ne m’a pas donné cette impression.”Mais en décembre 1951 Marthe apprend la mort d’Auguste: “il est mort sans souffrances, on peut dire qu’il s’est éteint. Il avait perdu depuis longtemps semble-t-il la faculté de sentir et de souffrir”on peut dire qu’il s’est éteint. |