| peintres-officiels-de-la-marine.com | e-mail: librairie.maritime@gmail.com |
| galerie-portraitistes
navires. |
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. La famille des ROUX.de Marseille. ( spécialistes du portrait des navires !)
joseph Roux.
le fondateur de la famille " le grand père" Antoine ROUX fils ainé (1765-1835)
frédéric
Roux.(Marseille1805- le Havre1870) François Roux( né en 1811 à
Marseille ,mort en 1882 à Marseille) peintre
officiel de la marine en 1875.
Reconnu comme spécialiste
officiel des vaisseaux de la marine de guerre
François Roux fut nommé en octobre 1875 « Peintre
titulaire de la Marine pour services exceptionnels
rendus à l’architecture navale par la reproduction
de tous les types de navires de guerre de la
Marine française » et au moment de sa mort il
reçoit du vice-amiral Paris cette flatteuse
appréciation : « La Marine vient de perdre
l’un des artistes dont on peut dire qu’ils l’ont
représentée avec le plus de vérité et d’élégance.
»
leurs
oeuvres sont au musée de la marine,au Peabody
museum,et des milliers de marines disséminées
chez des particuliers. |
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planche de 4 Dessins de ROUXchaque dessin porte le cachetE ROUX.sauf un signé F Roux 710 euros les 4 dessins
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vue d'Etel Morbihan porte un cachet E ROUX: 300 euros. |
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Malheureusement
nous avons là une édition contemporaine.
Mais les Roux ont tellement comptés dans la
représentation des navires,que nous les faisons figurer ici |
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l'Astrolabe.
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Marseille
en 1851 Rare aquarelle. |
| aussi nous
devons vous préciser La cote du peintre.
Quand on pense, marché de l'art, on doit penser, ventes publiques,en effet maintenant le marché est beaucoup plus "global" il ne s'arréte pas à une galerie ,ou un artiste qui fixe unilatéralement le prix de ses oeuvres,on peut dire qu'il y a une irrésistible ascension des maisons de ventes aux enchères, au détriment des marchands traditionnels. La diffusion d'un grand nombre de catalogues,( par internet et les autres supports.) indique au public les vrais prix du marché. Il est évident que le prix de vente publique,en libre concurrence refléte l' offre et la demande. De plus on sait que souvent le marché des salles de ventes est un lieu ou s'approvisionnent les marchands,donc un particulier a l'impression d' acheter à des prix de marchands. Au siécle dernier nous avions "les Salons et les Académies"qui définisaient les normes de l'art.Ces normes étaient balayées réguliérement par les artistes d'avant-garde et les marchands,éclaireurs de l'esthétique,de nos jour tout cela a éclaté,rien n'est aussi rigide |
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Les 27/28 mars 2012 Grande vente d'oeuvres de la
famille ROUX par l'étude Arcturial.
. http://www.artcurial.com/fr/asp/fullcatalogue.asp?salelot=2017+++++++3+&refno=10377363
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le 17 juillet 2011. Aquarelle antoine
Roux " América capitaine Carbonell armateur Jh
Pellegrin" estimation 3.500 euros
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le 15 octobre 2010
Aquarelle et encre "vue
de laTuerie et partie du Lazaret de Marseille"Aquarelle
et encre signée 3.000 euros.
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le 15 octobre 2010 aquarelle
de antoine Roux
estimation 2.000 euros "Carenage1798" encre et
aquarelle de 23x28cm signée. ( numéro 2)
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le 15 octobre 2010.
Fréderic ROUX aquarelle signée de 44x58cm datée 1824 estimée 5.000 euros.
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| le 17 avril 2010
Vendu 1/Attribué à françois Roux le mixte à
aubes "Caradoc" aquarelle de 18x30cm 1.500 euros. 2/Aquarelle sur traits de plume signée 20x24cm " Le brick Oreste brig de vingt, amarré vu de trois-quart arrière école de mousses et de novices de Marseille en 1870 commandée par M.Marie Martin" 3.000 euros
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| le 30 mars 2008. En vente aux enchères
cette aquarelle signée Antoine Roux, "Le port de Marseille" datée 1821. de 39x31 cm estimation: 6.000 euros
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le 23 novembre 2007. Aquarelle de François Roux
Marseille 1857 de 47x67 cm estimée 5.500 euros
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2007 . A été vendu une aquarelle
d'Antoine Roux "Trois-mâts en rade de Toulon" datée et
signée 1811
42x58cm
10.229 euros |
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Le 14 mai 2007 sera vendu à Drouot 3
aquarelles signées et datées de françois Roux "l'Orénoque"
"l'Alfred" estimée de 8.000/10.000 euros |
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le 17 mars 2007. trois
-mâts en perdition 1816 aquarelle signée 18x39cm 3.500 euros
deux_mâts aquarelle signée 41x62cm 4.500 euros
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Samedi 21 Janvier 2006.
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| 2005.étude de Dinan.Une suite de quatre aquarelles
représentant des navires " L' Averne" "Le
Crocodile" " La Venus" "Le Trident" par François Roux signées et datées 1880 a été vendue 21.000 euros. |
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| mars 2005:LOUIS ROUX. une aquarelle votive
"trois-mâts en difficulté,"La pensée capitaine
Brignaschi,ouragan du 16 septembre 1872,latitude
40°nord,longitude 63°ouest" 42x62 cm encadrée vendue
2.400 euros vendue une REPRODUCTION "tois mâts Phocéen devant Marseille" 38x48cm encadrée 96 euros.2 |
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novembre 2005. Joseph
ange Roux aquarelle plume encre spécia signée et datée
1806 48x67cm vendue 11.970
euros |
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| mars 2005salon des vieus papiers: le dossier "l'age d'or" incomplet 100 euros | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| septembre 2004.Gravure d'aprés françois ROUX , " LA
FAUVETTE " . Encadrée . Prix = : 75 euros . BREST indication de l' un de nos lecteur merci marcie.c@wanadoo.fr |
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| Le 03 Juillet 2004. Drouot. Deux
beaux antoine Roux. "Brick armé l'Amélie,babord amure devant le fort St Jean" aquarelle sur papier,signée en bas à droite et datée 1824 à Marseille 42,5x58 cm . 9700 euro "Le brick St Jean Baptiste pris dans un coup de vent le 10 janvier 1820 aux îles d' Hières". Aquarelle sur papier,signée en bas à droite et datée 1820 Marseille 43x58,5 cm : 9.000 euros. |
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| Le 31 janvier 2004.Antoine Roux: Aquarelle signée en bas à droite "combat de la corvette "Le Décius"capitaine Jenez contre la frégate anglaise Lapwing capitaine Robert Barton qui se déroula le 26.11.1796 aquarelle datée 1807 et légendée 47x65 cm vendue . 8.400 euros. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Le 23 novembre 2003 Drouot. Une Reproduction! encadrée "brick sous voile" vendue 96 euros. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Vente du 24 novembre 2002
Drouot.Aquarelle signée en bas F.Roux situé à Marseille
datée 1862. 41x57 cm "le paquebot mixte à roues à aube
"Nord" capitaine Alphonse Vidal 1862. Vendue 3600 euros.
Une gravure aquarellée représentant un trois-mâts "flute" 16x21?5 cm :84 euros. |
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| Le 25 mars 2001.Aquarelle signée en
bas à droite Ant Roux fils ainé Marseille "Le Claire" Capt jacques A. Peinel brick du début du XIXém 34x45 cm vendue 48.000 francs. |
| remarques.Ce type d'aquarelle n'est pas exclusif des Roux. |
| On peut citer Paul SOULIES janvier 2005 une aquarelle "portrait du brick "Le Phénis passant le phare de l'entrée de Marseille" vendue :2.760 euros |
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Commentaires de nos lecteurs sur cette page consacrée à
la famille "ROUX" |
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| mai 2024. Bonjour, Descendant de Capitaines de navires au 18ème et 19ème siècle à Marseille, je suis à la recherche d'aquarelles "Roux".Nous en avons déjà 3 mais sans doute en existe-t-il d'autres... Savez-vous s'il existe un recueil de toutes les aquarelles "Roux" où il figurerait le nom du capitaine ? Cela nous permettrait de connaître le nombre d'œuvres, le nom des armateurs et les années. Avez-vous vu passé de telles aquarelles ou pouvez-vous me prévenir si vous en voyez ? Dans le cas contraire, peut-être pouvez-vous m'orienter vers des spécialistes ? bien cordialementsamuel.guion@gmail.com |
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2024
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2023 vu sur internet.
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| le 01 septembre 2022. Monsieur,
Vous trouverez en annexe des photos d’une
peinture d’Antoine Roux Elles est exposée au musée de la
ville à Korcula en Croatie Cordialement
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septembre 2022 monsieur en vente..
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le 23 avril 2022.vente
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Le 8 décembre 2011.
Vente à Drouot de nombreuses oeuvres de
antoine Roux fils prix entre 2.200 et 4.500 euros
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le 23 mars 2010; Veuillez
trouver des photos de ces oeuvres de la famille
: ROUX
François geoffroy Roux "Le Malaga" aquarelle 41x56cm 1860 4.000 euros |
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| Le 15 mars 2010. Conférence
de monsieur patrice Decencière sur "La navigation en Méditerranée à l'aube du 19ém siècle d'après l'oeuvre de françois ROUX père 1765-1835." on retiendra qu'il marque en France (apres les anglais) et avec Baugean les début du portraitiste de navires, et aussi de la vulgarisation de l'aquarelle ,le conférencier nous parle des débuts de Roux à la boutique de vente d'instruments de marine de son père ,(situé sur le vieux port de Marseille.) il nous montre un connaissement des Roux. Grace à l'existence de nombreus carnets de dessins on connait sa méthode de production de ses aquarelles. 1/ébauche de dessins sur le carnet ,sur place. 2/mise au propre du dessin en atelier 3/premier coup d'aquarelle. 4/aquarellage des voiles etc sans les cordages. 5/en dernier et à la plume il réalise les manoeuvres et cordages. Enfin le conférencier nous présente des oeuvres tres nombreuses qui vont de l'ex-voto,au portrait de bateau,au combat et même aux chantiers de construction navale. |
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le 01 juin 2008.
monsieur En vitrine chez un vendeur d'estampe à Paris j'ai
vu cette aquarelle de Roux encadrée grand
format trop chère pour moi mais veuillez en trouver
une photographie
cordialement |
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| Monsieur, Je suis en possesion d'une tableau (aquarelle)
de François Roux Pouvez vous me contacter avec les collectionneur ou les marchandes de cette categorie d'objets. Ibrzuska@aol.com |
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🚢💎 La
Famille ROUX — Les Kardashians de l’aquarelle maritime🌊 Dynastie_Roux
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Vers le
site ![]() cette page de monsieur Ladebat est unique !!!! car elle explique tout sur la famille ROUX......ce qui n'est pas aisé!!!!car ils conservaient les prenoms En mai 1708 un jeune homme de 26 ans quitte sa maison natale de Martigues pour s’installer avec sa jeune épouse, Magdeleine Sénéquier, à Marseille. Il se nomme Joseph Roux et va ouvrir sur le port une échoppe d’hydrographe, ouvrant ainsi la voie aux trois générations suivantes de Roux hydrographes-peintres de marines. Son fils, Joseph Roux, son petit fils Ange-Joseph Antoine et ses quatre arrières petits enfants Mathieu-Antoine, Ursule-Joséphine, François Joseph Frédéric et François-Geoffroi, vont ainsi développer la boutique familiale tout en s’adonnant au dessin et à la peinture de portraits de navires qui font aujourd’hui encore leur renom. Travaillant ensemble, apprenant les uns des autres « sur le tas », le père formant les fils et les fils collaborant à la production dans l’atelier familial, les Roux offrent un exemple original de dynastie de peintres de marines. Présentation des Roux de Marseille, portraitistes de navires de 1750 à 1882Une boutique d’hydrographe à Marseille En 1750, entre l’église des Augustins au fond du vieux port et le fort Saint-Jean à l’entrée Nord du port, des dizaines de grands voiliers à quai se serraient bord à bord. Venus de tous les pays du monde, ils formaient une forêt de mâtures et de beauprés qui dominaient les alentours où s’activait toute une population qui vivait de la mer. Marins, armateurs, ouvriers des chantiers navals et autres professionnels de la mer, représentaient près du quart de la population marseillaise auxquels il faut ajouter les marins en escale. Le long des quais ou à proximité, de part et d’autre de l’Hôtel de ville s’alignaient des boutiques d’hydrographes, de maîtres voiliers, d’accastilleurs, d’horlogers, de fournitures de denrées à embarquer, de vendeurs d’objets et produits exotiques. La nuit les tavernes, auberges, garnis à la nuit et autres bourdeaux, prenaient la relève. Tous ces commerces étaient florissants, sans cesse alimentés par les équipages des navires arrivant ou en partance. Sur un panneau de bois ornant la devanture d’un magasin situé sur le port, à l’angle du quai rive Nord (Aujourd’hui Quai du Port) et de la rue Coin-de-Reboul qui rejoignait la rue Lancerie (Aujourd’hui rue de la Loge) parallèle au quai, on pouvait lire : " Ingénieurs hydrographes, font et vendent toutes sortes de boussoles, compas d’azimuth et autres, sabliers de toutes qualités, sextans, octans, quartte, fleches, télescopes, lunettes acromatiques de différentes longueurs, lunettes de nuit, lorgnettes d’opéra, compas à pointer, échelles anglaises, étuis de mathématiques. Ils sont assortis en toiles et étophes de laine et de coton pour les pavillons ainsi qu’en portulans, plans de ports, cartes hydrographiques de tous les auteurs quelconques" (Orthographe d’époque) .C’est ainsi que la famille Roux, décrivait ses prestations. Le compas et l’octant qui figurent sur le tableau généalogique ci-dessus sont des images d’œuvres originales de Joseph Roux fils datés respectivement 1775 et 1780. De l’extérieur on reconnaissait le magasin à son enseigne : « À la Boussole Couronnée » et aux deux statuettes en papier mâché représentant deux officiers de la marine de commerce en uniformes, tricorne en tête : l’un faisant un relevé d’élévation avec un octant et l’autre pointant sa longue vue vers l’horizon. On retrouvera ces mêmes motifs imprimés sur les papiers commerciaux de la famille jusqu’à la fin du XIXe siècle. Un historien local, Louis Brès, décrit le magasin des Roux qu’il a fréquenté : « Leur petite boutique avait une allure bien particulière. Par la grande fenêtre ouverte sur le port on voyait une large étagère encombrée de compas, boussoles, octants, sextants, pieds de roi, baromètres de mer, lochs, cartes marines, routiers, brochures d’hydrographie, lunettes et longues vues de bord. À l’intérieur on pouvait voir, dans l’ombre fraîche, des pavillons de toutes les couleurs qui donnaient à la boutique une décoration originale ; quand un rayon de soleil venait frapper la cuvette d’un compas ou se refléter sur les branches en cuivre de quelque bizarre instrument nautique, on pouvait distinguer dans le plus obscure recoin du magasin la silhouette de l’hydrographe penché sur une carte marine ou un tableau en cours ». Joseph Roux , père (1682-1747) et fils (1725-1789) : de la carte de marine à la peinture de marines On ne sait si le jeune Joseph arrivant de Martigues suivit une formation particulière à l’École d’hydrographie de Marseille avant d’ouvrir sa boutique. On ne sait si le jeune Joseph arrivant de Martigues suivit une formation particulière à l’École d’hydrographie de Marseille avant d’ouvrir sa boutique. Cette école, créé en 1571, par lettre patente du roi Charles IX, demeure la plus vieille école supérieure de France après le Collège de France. Les professeurs étaient des capitaines ou des pilotes ayant cessé de naviguer, ou même des ecclésiastiques, qui, bénévolement, inculquaient à leurs élèves les connaissances pratiques et théoriques pour la navigation. Toujours est-il que Joseph Roux, puis son fils du même prénom, né en 1725, vont développer leur affaire de fabrication, vente et entretien d’instruments de navigation et de cartes marines. Le père, bien que très occupé par ses affaires, va commencer à dessiner et à peindre lui-même des roses de compas à l’aquarelle puis à tracer des cartes marines pour répondre à des demandes croissantes de sa clientèle de capitaines de navires : le même historien local (Louis Brès) observe que les travaux de notre hydrographe" étaient fort appréciés en raison de la beauté de ses roses de compas et de la finesse de son écriture sur les cartes". Joseph fils commence très tôt à travailler dans la boutique de son père et à dessiner les différents types de bâtiments qui font relâche dans le port. Bientôt il commercialise ses œuvres qu’il signe « Joseph Roux fils aîné ». En 1764 il est autorisé à porter le titre d’Hydrographe du Roi. Cette même anné il dédie au duc de Choiseul une « Carte de la Méditerranée en douze feuilles » qui va être éditée l’année suivante ; en 1769 c’est un « Recueil de plans, ports et rades de la Mer Méditerranée » qu’il publie. Cet ouvrage qui comporte cent soixante-dix-neuf planches sera l’objet de plusieurs éditions originales souvent « piratées ».L’échoppe marseillaise va ainsi connaître une grande renommée : les affaires sont prospères et Joseph fils est maintenant un notable de la ville. Il va alors compléter les offres de la boutique par des dessins de paysages de ports et bientôt par des peintures à l’huile et des aquarelles représentant des navires en mer ou en approche du port de Marseille ainsi que des évènements maritimes. L’exactitude et la précision exigées dans le dessin des cartes de marine vont se retrouver dans ses dessins et aquarelles comme dans tous ceux de ses descendants. Quand il meurt en 1789, la relève va être assurée par son fils unique Ange-Joseph Antoine né en 1765 .L’échoppe marseillaise va ainsi connaître une grande renommée : les affaires sont prospères et Joseph fils est maintenant un notable de la ville.Ange-Joseph Antoine Roux ( 1765 – 1835) : le créateur du « portrait de navire » français. Le jeune homme, que l’on nomme plus simplement Antoine, ou Tonin en famille, va passer son enfance dans la boutique et sur le quai du port où il s’ imprègne des odeurs, des bruits et des vues du port et des navires à quai. Très tôt il entend son père discuter dans la boutique avec des marins qui parfois lui permettent de s’aventurer sur les ponts de leurs navires où il découvre la variété des espars, gréements, manœuvres et poulies ; bientôt les différences entre un brick, une goélette, une corvette, une flûte, un lougre, n’ont plus de secrets pour lui pas plus que les différents pavillons des navires. Parfois même des amis ou relations de sa famille l’emmènent à bord pour une sortie en mer où il découvre les effets du vent dans la voilure, les allures, les changements de la mer. Parallèlement Antoine s’initie au dessin et aux différentes techniques de l’huile, de la gouache et de l’aquarelle. La famille Roux possédant à Endoume, alors vieux village sur la côte Sud de Marseille (Aujourd’hui 7e arrondissement) un « cabanon » au bord de la mer, c’est à cet endroit qu’Antoine va remplir de nombreux carnets de croquis au crayon, à la plume, parfois aquarellés, représentant des matelots au travail, des vues du port, des barques échouées, des détails de navires. Le site web du Peabody Museum à Salem, Massachusetts (Voir : Roux Sketchbooks and ships portraits) permet de feuilleter très facilement deux de ses carnets de dessins avec des possibilités d’agrandissements.En 1789, la famille n’ayant pas les idées révolutionnaires, va s’exiler quelques temps en Italie où Antoine va rencontrer des peintres qui lui donneront des conseils de technique picturale. De retour en France sous le Directoire, notre homme va alors se consacrer à son art en répondant aux demandes de tableaux qui commencent d’affluer, renommée aidant, dans sa boutique. On considère qu’il fut alors le créateur en France d’un nouveau genre de peinture : le « portrait de navire ». Le succès est immédiat car la photographie est encore inconnue. Outre des reconstitutions de combats navals, les armateurs, capitaines et matelots lui commandent des reproductions de leurs navires, représentés le plus souvent quittant le port de Marseille. Le bateau est souvent représenté sous deux allures : en gros plan vu par le travers bâbord ou tribord et en petit, au second plan, vu navigant « tout dessus » suivant un cap différent. Il s’agit essentiellement d’aquarelles avec le dessin du bateau, de ses gréements et de ses voiles surlignés à l’encre noire, grise ou sépia, permettant une grande précision des détails ; les arrière-plans, mer, ciel et paysages de ports ou des côtes, au contraire, sont moins colorés et ne sont pas surlignés, révélés seulement par des séparations de tons ou de couleurs. Ce léger effet de flou du fond donne un relief et une réalité « pré-photographiques » au bateau en premier plan. La réputation d’Antoine Roux est très grande : les capitaines français et étrangers n’hésitent pas à faire même un détour par Marseille pour lui demander un portrait de leurs navires. À partir de 1806 et pendant le blocus continental, les succès remportés par les corsaires marseillais lui apportent une nouvelle clientèle : ceux-ci voulant immortaliser leurs combats et leurs victoires lui demandaient d’en peindre les tableaux. Sur une bande noire en bas du tableau le peintre commentait d’une belle écriture anglaise blanche l’événement représenté ; ainsi par exemple : « Le brick Dubourdieu, capitaine Mordeille,…, se dispose à prendre à l’abordage le vaisseau Arrow de trois cents tonnes ». Tous les détails étaient représentés avec une grande fidélité car le peintre travaillait sous les regards exigeants des témoins de l’action. La guerre anglo-américaine de 1812 vint aussi lui fournir les sujets de combats navals dont les capitaines américains voulaient conserver le souvenir peint. Les collections des musées américains de Salem et de Seaport témoignent du succès des tableaux d’Antoine Roux .Bientôt aussi les marins ayant échappé à une infortune de mer vont lui commander des ex-voto représentant leur navire pris dans la tempête ou faisant naufrage. Beaucoup de ces ex-voto marins peints sont exposés dans des chapelles de la côte méditerranéenne : Notre Dame de la Garde à Marseille, Notre Dame de la Garoupe à Antibes ou Sainte Anne à Saint Tropez par exemple. Antoine Roux a continué à peindre jusqu’à sa mort à 70 ans, lors de l’épidémie de choléra de 1835 à Marseille. Au total sa production est considérable et il fut sans doute le plus prolifique de la famille. Il laisse quatre enfants dont trois garçons qui vont s’illustrer eux aussi dans les portraits de navires. Mathieu-Antoine Roux (1799 – 1872) : l’aîné de la fratrie Roux. Comme son père avant lui, le jeune Mathieu-Antoine va se retrouver très vite dans la boutique au contact des marins, dessinant aussi ce qu’il voyait sur les quais ou dans ses promenades aux alentours de Marseille. En 1820 il reprend une seconde boutique d’hydrographe sur le quai, non loin de celle de son père, entre l’Hôtel de ville et le fort Saint Jean. À la mort de son père en 1835, il reprend sa boutique avec son plus jeune frère François Geoffroi avec lequel il travaille dans l’atelier familial. Les affaires vont bien et on doit embaucher du personnel féminin pour réaliser les différents pavillons de toile utilisés pour communiquer entre bateaux ; un ancien capitaine est aussi embauché pour conseiller et vendre les instruments de navigation. Antoine pour sa part continue à dessiner des cartes de marine et à peindre des portraits de navires qu’il va signer « Antoine Fils Aîné » ; il est cependant le moins prolifique des trois frères et considéré parfois comme le moins talentueux de la fratrie. Pourtant sa renommée est aussi grande que celle de son père auprès des armateurs et des marins. Ses tableaux et ses nombreux ex-voto sont souvent difficiles à distinguer de ceux de son père. Quand il meurt en 1872 c’est son fils, Tonin, qui va reprendre le magasin d’hydrographe mais le jeune homme ne semble pas avoir eu le goût du dessin et on ne connait pas d’aquarelles signées par lui.Ce sont ses deux oncles qui prirent le relais de la peinture de marine et des portraits de navires : François Joseph Frédéric et François Geoffroi. François Joseph Frédéric Roux ( 1805 – 1870) : de Marseille au Havre Le second enfant d’Ange-Joseph Antoine était une fille : Ursule-Joséphine, née en 1801. On ne sait que peu de choses sur elle si ce n’est qu’elle fit aussi des dessins et des aquarelles représentant des paysages de la côte méditerranéenne mais en amateur, pour son plaisir personnel et sans en rechercher de profit : la peinture à l’aquarelle était une activité traditionnelle des jeunes femmes de la bourgeoisie de l’époque. Son goût pour les arts la fit ouvrir son salon aux peintres marseillais et elle fit partie du milieu artistique local où ses deux jeunes frères Frédéric et Geoffroi tiendront bientôt les premières places. Troisième enfant et second fils d’Antoine aîné, Frédéric travaille dès son plus jeune âge dans l’atelier familial où son père lui apprend l’art pictural. Elève très doué il acquiert une parfaite maîtrise du dessin et des connaissances étendues dans la construction navale et la navigation dont il va tirer profit dans ses portraits de navires. Il vend ses premiers tableaux dès l’âge de 18 ans. En 1825 il rencontre à Marseille le célèbre peintre de marines Horace Vernet ; celui-ci, admiratif des premières œuvres du jeune homme, lui propose de venir se perfectionner dans son atelier à Paris. C’est ainsi le premier de la famille Roux à avoir acquis une certaine formation technique à la peinture. Pendant son séjour à Paris il va réaliser, sur commande, une série d’aquarelles représentant les différents navires sur lesquels l’amiral Willaumez avait navigué. En 1827 il va peindre, aussi sur commande, « L’album de marine du Duc d’Orléans ». Cet ouvrage comporte 23 aquarelles représentant les différentes classes de navires français. Après avoir voyagé en Europe de l’Est jusqu’en Russie il revient en France pour s’établir hydrographe , comme son père et ses frères, mais au Havre, quai Lamblardie.Sur leurs traces, il acquiert rapidement une renommée de portraitiste de navires et se fait une très nombreuse clientèle. Beaucoup de capitaines américains en particulier, nombreux dans le grand port de la Manche, lui commandent des aquarelles de leurs navires. En outre beaucoup de ses œuvres ont été gravées ou lithographiées pour répondre à la forte demande de l’époque.Le talent de Frédéric Roux est reconnu dans ses portraits de navires classiques mais aussi dans ses marines qui représentent les navires sous des angles différents et dans des mers variées, du calme à la tempête. Frédéric Roux passera le reste de sa vie au Havre où il meurt en janvier 1870 alors qu’un autre peintre havrais, Edouard Adam (1847- 1929) commence lui aussi à se faire une réputation de peintre de marines en suivant les évolutions : les grands voiliers se faisaient plus rares face navires mixtes puis aux vapeurs. François Geoffroi (1811 – 1882) : un « peintre officiel de la Marine » On a vu que ce troisième fils, cadet de la fratrie, avait très jeune commencé à dessiner et à peindre avec son frère aîné Antoine. Rapidement il participe lui aussi à la production familiale de portraits de navires. Passionné du monde de la mer il écoute les récits des marins, rêve à leurs aventures dans des contrées lointaines qu’il ne connaîtra pourtant jamais autrement car, contrairement à son frère Frédéric, ses voyages se limiteront à seulement deux destinations : Paris et Le Havre. Grâce à sa sœur Ursule qui, comme on l’a vu, a ouvert son salon aux peintres marseillais, il va faire partie du milieu artistique local. François Geoffroy Roux ne peindra qu’à l’aquarelle. Il passe pour être le plus consciencieux des trois frères. Autodidacte comme eux il parvient à une grande virtuosité dans les grands formats. Scènes de la vie à bord, détails de proues et de poupes, portraits de vaisseaux de guerre et de navires marchands, ses tableaux constituent une documentation unique sur les évolutions de l’architecture navale et la mutation de la marine au XIXe siècle. Bientôt pourtant son unique spécialité de portraitiste de navire conduit les amateurs à déplorer son style classique voire conventionnel, son manque de créativité et la fixité de ses bateaux le plus souvent au mouillage sur une mer calme. En outre son travail à la commande nuit à sa notoriété. Et puis le genre devint l’affaire des photographes.Pour autant ses œuvres servent toujours de références pour l’exactitude et la précision de ses représentations de navires de guerre du XIXe siècle. Reconnu comme spécialiste officiel des vaisseaux de la marine de guerre François Roux fut nommé en octobre 1875 « Peintre titulaire de la Marine pour services exceptionnels rendus à l’architecture navale par la reproduction de tous les types de navires de guerre de la Marine française » et au moment de sa mort il reçoit du vice-amiral Paris cette flatteuse appréciation : « La Marine vient de perdre l’un des artistes dont on peut dire qu’ils l’ont représentée avec le plus de vérité et d’élégance. » Quand il meurt à Marseille le 30 septembre 1882, disparaît le dernier peintre de marines de la dynastie des Roux. Comme on l’a dit la boutique familiale d’hydrographe de Marseille fut reprise par le seul descendant de la lignée : François-Antoine Roux (1826 – 1897) qui ne peindra pas mais héritera d’un important stock de tableaux réalisés invendus que des clients oublieux ou trop lointains n’étaient pas venus chercher. |
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