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Né à Hanoï (Tonkin, ou Vietnam), Delpech se souvenait avoir rencontré dans sa jeunesse un certain Giap, le futur général et homme politique vietnamien, qui fréquentait sa famille.
Delpech rentre en France en 1935, étudie aux Beaux-arts, rencontre Decaris, Daragnès, fréquente Picasso, enchaîne avec un premier Grand prix de gravure en taille-douce en 1948, enseigne le dessin et la gravure aux Beaux-arts de Rennes puis aux cours du soir des Ateliers de la ville de Paris et à Polytechnique (entre 1974 et 1983). Peintre de l’Air, de la Marine, de l’Armée, il dessine tout le temps, devient aussi médaillier pour la Monnaie de Paris… et grave ses premiers timbres pour le Gabon.Mais il doit attendre 1969 « pour qu’un timbre soit émis d’après ses maquettes (Bateaux anciens ayant assuré les liaisons maritimes entre Saint-Pierre-et-Miquelon et la France, pour Saint-Pierre-et-Miquelon) »… et 1980 pour concevoir sa première figurine pour la France (Les Géants du Nord).
Delpech illustra des ouvrages de bibliophilie, comme le rappelle Aude de Kerros dans La Gravure sur bois, une revue publiée par l’association Jean Chièze (pour l’encouragement à la gravure sur bois) technique dont il maîtrisait la subtilité : « Goethe, Mérimé, Montesquieu ; Les Conquérants, d’André Malraux, sont notamment historiés de bois gravés ». Aude de Kerros en profite pour rappeler « la partie la plus impressionnante de son œuvre, celle du graveur d’Histoire. Elle prend sa source dans son travail de correspondant de guerre, mais on retrouve cette veine tout le long de sa vie », avant de décrypter une de ses œuvres, L’Allemagne assiégée invente la guerre totale, une gravure au burin décortiquée pour l’occasion…
L’article de Timbres magazine est illustré de nombreuses maquettes, de lettres de l’artiste remplies de consignes, de croquis préparatoires. Monika Nowacka ne peut manquer de rappeler le succès du Thermalisme rouge, une « variété » vedette de la philatélie hexagonale, un timbre créé par Jean Delpech., édité l’année de sa disparition, en 1988.
Restons dans le
thème maritime qui fascinait tant Jean Delpech, en particulier
le mythe de l’Atlantide, avec une thématique sur le Lusitania,
torpillé le 7 mai 1915 au large de l’Irlande par un sous-marin
allemand, il y a donc cent ans, et dont de nombreux timbres
rappellent le souvenir, en Grande-Bretagne, aux Maldives, en
Irlande, à Man, etc. L’auteur, Guy Coutant, exhumant même une
lettre et une carte postale d’époque, transportées par le
bâtiment en 1911 et en 1909.
"peintre et graveur ,il réalise de nombreux timbres poste et consacre sa vie d'artiste à enseigner la gravure.Il se définit comme le contraire d'un peintre de chevalet ,il est un peintre -graveur ingénieur.Observateur pointilleux,il restitue de façon artistique l'ambiance particulière des navires et des arsenaux.Il effectue toute ses études artistiques à Hanoi ,jusqu'à l'école d'arts appliqués ou il s'initie à la laque.
1936.entrée aux beaux-arts de Paris ou il
étudie pendant deux ans.
1938 participation au salon des artistes français.
1946 salon des indépendants.
1948 prix de Rome gravure.
1982 exposition au musée de la marine"
Delpech graveur
de Timbres PTT.

delpech illustrateur

Delpech graveur. de médailles
salon de la marine
1988. et1980
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🎨 Jean Delpech
(1916–1988) était un artiste français aux
multiples talents : graveur, peintre,
illustrateur, médailleur et créateur de timbres-poste. Voici quelques éléments marquants de sa vie et de son œuvre :
📚 Illustrations littéraires
🌿 Nature et mythologie
💡 Exemple : une aquarelle intitulée Paysage marin a été proposée à 326,70 USD sur 1stDibs. Sa cote reste modeste comparée à
des artistes plus médiatisés, mais elle est soutenue par
l’intérêt croissant pour les graveurs du XXe siècle et
les peintres de la Marine. |
🪚🔍 Jean Delpech — Le Peintre Officiel de la Marine qui n’a jamais mis un pied sur un navire🎨 Jean_Delpech
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| Delpech (1916-1988) 23Je voudrais également évoquer Jean Delpech, mais ne saurais le faire mieux qu’Hervé Loilier (X 1967) : « Jean Delpech (Fig. 88 et 89) enseigna la gravure à l’École polytechnique de 1974 à 1981. C’est ainsi que j’eus la chance de côtoyer pendant huit ans un homme au caractère tout à fait exceptionnel. Incisifs comme un trait de burin dans le métal, ses jugements savaient être aussi malicieux. Il allait droit à l’essentiel et l’essentiel pour lui était l’art. Il s’ingéniait à transmettre un savoir et peut être encore plus un goût, une curiosité jamais satisfaite pour un savoir protéiforme, pour des techniques d’expression sans cesse renouvelées. L’acuité de son regard, les traits fermes d’un visage presque ascétique traduisaient une volonté et un acharnement jamais rebutés. Son enthousiasme et son dynamisme, sa grande ouverture d’esprit lui acquirent l’adhésion sans réserve des élèves. L’enseignement de Jean Delpech ne se limita pas à l’École polytechnique. Il créa le Cours de Gravure de la Ville de Paris, boulevard du Montparnasse, célèbre dans toute la France, où beaucoup de graveurs eurent la chance d’être formés. Si Jean Delpech fut un maître admiré et aimé de ses élèves, un pédagogue patient et compréhensif, il fut aussi un créateur fécond, se mesurant avec de nombreuses formes d’expressions artistiques : toutes les formes de gravure bien sûr mais aussi le dessin, la peinture, les monotypes, le métal repoussé. Au théâtre il conçut des décors et des costumes pour Charles Dullin. Il s’intéressa au dessin animé et réalisa pour l’OFRATEME des décors et maquettes. Les vitraux et mosaïques des églises de Tréhorentec et Josselin, dans le Morbihan, portent sa signature. Il fut médailleur, grava de nombreux timbres pour la France et bien d’autres pays. Et combien d’estampes, de gouaches, d’huiles, d’encres, portent la marque de ce travailleur infatigable car soutenu par un enthousiasme indéfectible. Né au Tonkin en 1916, Jean Delpech y vécut jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Il y puisa sûrement le goût de l’étrangeté et de l’exotisme, cette tendance étonnante à l’exubérance des motifs qui s’épanouissent en germinations généreuses. Mais cet imaginaire prolifique est ordonné par un savoir classique. La fantaisie et le rêve se nourrissent d’une solide culture humaniste, concrétisée par un Premier Grand prix de Rome de gravure en taille-douce en 1948. Une composition solide et affirmée, mais toujours renouvelée, diversifiée, assure à ses dessins, gouaches, huiles, gravures souvent rehaussées, une puissance étonnante et une cohésion sans faille, malgré l’abondance des détails fourmillant de symboles. Fasciné par les mythologies méditerranéennes, réinterprétant les voyages imaginaires des Argonautes, de Thésée, d’Ulysse, dessinant des vues de l’Atlantide, Jean Delpech n’est cependant pas un homme qui cherche refuge dans un passé nostalgique. Pour lui passé, présent et futur se répondent, se font signe. Ce signe est celui de l’exploration jamais achevée, de l’aventure ancrée au cœur de l’homme. Ainsi tradition et modernisme se mêlent en son œuvre. Avions, navires, sous-marins ou chars, et même d’étranges machines de son invention deviennent les formes picturales révélant cet appétit de découverte. Le monde métallique des arsenaux exalte son imagination aussi bien que les paysages tropicaux ou les forêts mythiques de Brocéliande ou de Dodone. Ce fervent humaniste peintre officiel de la Marine depuis 1956, jubilait à donner forme précise, aiguë, concrète, acérées parfois, à un imaginaire fécond et profus. Il dessinait sans cesse et partout : en voiture, assis à côté de son épouse chargée de piloter, aussi bien que dans les réunions auxquelles il lui fallait assister. Son œil et sa main ne savaient ne pouvaient rester en repos. Le sens de sa vie fuit celui d’un art sans cesse en action. Delpech nous a quittés en 1988. J’espère que cette exposition permettra de mieux connaître ou redécouvrir un artiste authentique et profondément original, loin des modes d’un modernisme tapageur, qui traça cependant des voies nouvelles. » 24Hervé Loilier |