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Brest |
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A partir des années 1895-1900, Auguste
Matisse passera tous ses étés dans sa maison-atelier de
« La Corderie » à Bréhat où il recevait amis et élèves
. Sur l'île, il avait entre autres comme voisins André Vermare,
Prix de Rome de sculpture, qui avait fait construire une maison
à Pen-ar-Bout et le peintre et graveur Gustave Bourgain qui
avait une villa dans les rochers de l'anse de Guerzido.
Son travail est toujours représenté à Bréhat dans
l'ancienne propriété de François Saudinos, un fabricant et
marchand d'objets d'art religieux parisien de la rue
Saint-Sulpice, qui lui avait confié en 1919
la décoration de sa salle de séjour comportant la commande
de tableaux pour encastrer dans les boiseries et de vitraux
comme panneaux vitrés des deux portes d'accès
. Auguste Matisse mourra subitement dans son atelier bréhatin en
septembre 1931 terrassé en plein travail par une attaque
d'apoplexie à l'âge de 65 ans
. Il repose dans le cimetière communal de l'île
Sa fille Berthe (1888-1974) avait épousé l'architecte Andréas
Peters, fils du peintre norvégien Wilhelm Peters, dont elle
avait eu un fils Eric né en 1911 Céramiste,
Éric Peters-Matisse rejoindra les rangs des FFI sous
l'Occupation. Arrêté par la Gestapo en juin 1942 pour des faits
de sabotage, il sera incarcéré à la prison de Fresnes, condamné
à mort et fusillé deux mois plus tard. Conformément à ses
dernières volontés, il est inhumé aux côtés de son grand-père
dont il avait orné la tombe d'un grand
médaillon en bronze dix ans plus tôt.
Il y a environ quatre-vingt quinze ans, Saudinos, propriétaire d'une maison de maître dans l'île Nord et éditeur-marchand d'objets d'art religieux 6 place St Sulpice à Paris, commanda à Auguste Matisse la décoration intérieure de sa maison bréhatine. Un article de six pages de Roger de Félice (spécialiste du mobilier Louis XIV et Louis XVI), paru en 1920 dans la revue « Art et Décoration » tome XXXVII, décrit les œuvres composées par Matisse pour cette propriété. Des photos des sept des huit œuvres illustrent ce texte rare : quatre tableaux, figurant les quatre temps d'une journée marine, enchâssés dans les boiseries du salon, deux autres dans des chambres. Enfin, un grand vitrail ovale représentant un coq de bruyère ornait la porte-fenêtre du salon donnant sur le jardin et un autre avec deux martins-pêcheurs d'une porte sur cour.Ces œuvres spécialement réalisées pour ce manoir bréhatin sont, à l'exception d'un tableau « disparu », toujours dans cette même propriété. Ils constituent un ensemble unique et précieux du patrimoine bréhatin. A ce titre, même si les sujets ne sont pas stricto sensu bréhatins, ils sont bien dans l'environnement de l'île : la Horaine, rochers et paysages de l'Archipel, goélettes et bateaux paimpolais. Aussi, la commission du Musée virtuel a souhaité faire une dérogation aux règles d'admission devant le caractère exceptionnel de cet ensemble réalisé par Matisse, peintre profondément bréhatin.
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AUGUSTE MATISSELe pirate de Bréhat qui peignait la mer comme un coup de vent dans la figure🥁 BOUM ! Pendant que les touristes débarquent à Bréhat pour photographier les fleurs... Auguste Matisse, lui, regarde les lames. Pendant que les peintres
cherchent le joli.. Lui cherche le vrai. Pendant que les salons parisiens dégustent le pittoresque à la petite cuillère... Lui avale la tempête au seau. ⚓ Né à Nevers en 1866. École des Beaux-Arts de Dijon. École des Beaux-Arts de Paris. Élève du maître Léon Bonnat.
La machine est lancée. Mais attention... Matisse n'est pas un peintre de salon parfumé. C'est un combattant. Un homme qui veut sentir le sel. Le vent. Les embruns.
Les rochers. Le bruit du large. 🥁🥁🥁 Vers 1899 il jette l'ancre à Bréhat. Pas pour les cartes postales. Pas pour les cartes de touristes. Pas pour peindre de jolis couchers de soleil destinés aux bourgeois du boulevard Saint-Germain.
Non. Il choisit la vie des îliens. La vraie. Il devient marin. Il sort en mer. Il prend le vent de face. Il connaît les courants. Il connaît la peur. Il connaît les colères de la Manche. Et cela change tout. ⚓ Parce que lorsqu'Auguste Matisse peint une vague... ce n'est pas une vague inventée. C'est une vague qu'il a affrontée. Lorsqu'il peint un grain... c'est un grain qu'il a reçu dans la figure. Lorsqu'il peint l'écume... on entend presque son rugissement. 🥁 Et là... la magie commence. Ses tableaux ne parlent pas seulement aux yeux. Ils parlent au nez. Ils parlent aux oreilles. Ils parlent à la peau. On sent l'odeur du goémon. On entend les vagues exploser sur le granit. On reçoit la gifle du vent. On embarque. ⚓⚓⚓ Bréhat devient son royaume. La côte de granit rose devient sa scène. Les îlots deviennent ses acteurs. La mer devient sa reine. Et lui ? Son portraitiste officiel. Pas celui des cartes postales. Celui des éléments. 🥁 Son talent devient impossible à ignorer. Salons français. Salons internationaux. Décorations monumentales. Vitraux. Peintures murales. Affiches. Rien ne lui résiste. Même les Jeux Olympiques de 1924 font appel à lui. Parce qu'Auguste Matisse n'est pas seulement un peintre. C'est une usine à création. ⚓ Puis arrive la consécration. Le titre tombe. Peintre officiel de la Marine. Le tambour de la flotte résonne. 🥁🥁🥁🥁🥁 L'État français reconnaît ce que les marins savent déjà : cet homme ne peint pas la mer. Il vit dans la mer. Il respire la mer. Il pense la mer. Il parle la langue des vagues. ⚓ Son œuvre monumentale pour la villa Saudinos à Bréhat devient légendaire. Le Matin. Le Midi. Le Soir. La Nuit. Quatre panneaux géants. Quatre visages de l'océan. Quatre hymnes à l'Armorique. Quatre uppercuts de couleur. Le bleu cobalt explose. Le vert Véronèse danse. L'écume éclabousse la toile. Les voiles s'inclinent sous la brise. Tout bouge. Tout respire. Tout vit. 🥁 Aujourd'hui encore... les visiteurs qui découvrent Auguste Matisse comprennent immédiatement une chose. Cet homme n'a jamais voulu peindre un décor. Il voulait peindre une puissance. Une force. Une émotion. Une vérité. ⚓ Il meurt en 1931. Et repose à Bréhat. Tout contre sa petite église. Comme un vieux capitaine revenu de la dernière traversée. Le regard tourné vers la mer qu'il aura racontée toute sa vie. 🥁🥁🥁 Auguste Matisse n'était pas le peintre des touristes. Il était le boxeur des tempêtes. Le poète des granits. Le frère des marins. Le chroniqueur des vagues. Le rappeur silencieux de l'océan. Et aujourd'hui encore... sur les rochers de Bréhat... quand le vent souffle fort... on entend presque son pinceau battre la
mesure. |
| auguste Matisse sur facebook .https://www.facebook.com/pg/peintresofficielsmarine.avant.1980/photos/?tab=album&album_id=443579865664583 | ![]() |
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![]() http://www.artnet.fr/artistes/auguste-matisse/sur face book ! |
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Auguste MATISSE
(1866-1931) Vague au crépuscule Huile sur toile signée en bas à droite. . 47 x 80 cm..400 euros |
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2025 vu sur internet
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🎨 Auguste Matisse (1866–1931), né à Nevers, est un peintre, illustrateur et verrier français, reconnu pour ses paysages marins et son attachement à l’île de Bréhat. Il est nommé Peintre Officiel de la Marine en 1919, un titre honorifique qui consacre son œuvre maritime. Voici les grandes lignes de sa parcours :
![]() ![]() ![]() 🖼️ Les œuvres maîtresses d’Auguste Matisse reflètent son amour pour la mer, la Bretagne et l’île de Bréhat. Bien qu’il soit moins connu que Henri Matisse (aucun lien de parenté), Auguste a laissé une empreinte forte dans l’art maritime français. Voici quelques-unes de ses pièces les plus emblématiques :
Tu peux explorer davantage ses
œuvres sur le Musée virtuel de Bréhat
📈 La cote d’Auguste Matisse sur le marché de l’art est modeste mais stable, reflétant son statut d’artiste régional et de peintre officiel de la Marine, plutôt que celui d’un maître international comme Henri Matisse (aucun lien de parenté). Voici ce qu’on peut retenir :
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https://artmarines.blogspot.com/2022/02/auguste-matisse-1866-1931.ht
L’histoire de l’Art ne connaît qu’un seul Matisse et pourtant ils furent deux. A côté d’Henri (1869 - 1954) exista un peintre talentueux prénommé Auguste (1866 - 1931) et qui malgré son prénom, ne connut pas la renommée de son homonyme. Durant la vie des deux hommes, les confusions furent permanentes et alimentèrent avec joie la presse de l’époque. En mai 1923, L’œuvre dans sa rubrique A travers les revues artistiques relate avec espièglerie dans l’article reproduit ci-après, qu’il y a bien Matisse et Matisse… « Une
revue d'art qui vient de naître, La Peinture,
commet dans son premier numéro une méprise vraiment
drôle, et dont on s'amuse fort dans les ateliers.
Rendant compte du Salon des Artistes Français, elle y
découvre, parmi les exposants, quelques « fumistes »,
entre lesquels Henri Matisse. Citons :
Chez
Bernheim, toujours audacieux, Matisse expose, ne donnant
au Salon que quatre toiles : Côte bretonne, La
Maison, Dans les brisants et Matin
gris sur la Seine. Matisse continue, sans trouver
d'adeptes, à ne faire aucun cas ni du dessin ni de la
composition, s'arrête à la couleur, couleur qui choque
l'œil le plus averti, le plus tolérant, car il n’y a
rien de sa palette dans la nature, mais le bluff fait
autour de son nom fait s'étonner le visiteur qui, ne
comprenant pas, se demande si ce n'est pas beau... Non !
l'Art ne se trouve pas ici... passons !...
Est-il besoin de dire que
jamais Matisse n'exposa ni n'exposera au Salon des
Artistes Français ? Mais voilà : le collaborateur de La
Peinture a pris Le Pirée
pour un homme et confondu Henri Matisse avec son
modeste homonyme Auguste Matisse, peintre de marines,
qui ne passa jamais pour un « fauve », au contraire,
et qui, sage élève de Bonnat, ne redoute rien tant que
d'être confondu avec l'autre Matisse, celui dont nous
avons si souvent parlé à cette place et qui, en effet,
l'autre mois, exposait chez Bernheim. Pauvre Auguste
Matisse, dont les quatre toiles du Salon sont si peu
subversives ! Voilà qu'on l'accuse « de ne faire
aucun cas du dessin » ni
de la « composition », d'avoir une couleur - lui ! - « qui
choque l'œil » et de
n'être qu'un bluffeur ! On en rira longtemps. »
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