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                                                                             MAILLARD  Emile. ou Maillart.

 né en 1846     nommé peintre  officiel de la marine en 1891 Il a représenté les rivages de la Normandie et de la Somme

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Émile Marie Honoré Maillard, dit Émile Maillard, né le à Amiens et mort le au Havre, est un artiste peintre français principalement connu pour ses marines représentant les côtes de Normandie, de Picardie et du Boulonnais.Elève de l'Académie Julian en 1886, il a été nommé Peintre Officiel de la Marine en et Officier d'académie en .
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Émile Maillard est issu d’une famille bourgeoise établie à Amiens depuis plusieurs générations. Ses parents, Alexandre Eugène Maillard (1806-1893) et Victoire Clarisse Hordé (1808-1881) tirent leur prospérité de l’entreprise de fabrication et de négoce de tissus créée au début du XIXe siècle par les ancêtres maternels d’Émile et administrée par son père au n° 15 de la rue des Clairons (Amiens). Deux des quatre enfants du couple Maillard-Hordé étant morts en bas âge, Émile vivra une adolescence d’enfant unique, sa sœur aînée Clara étant déjà âgée de 15 ans lorsqu’il naît le , à l’adresse de l’entreprise familiale, résidence de ses parents.Pendant la guerre franco-allemande qui éclate en et se terminera par la défaite française entraînant la chute du Second Empire et l’occupation de la ville d’Amiens par les prussiens en , Émile, âgé de 24 ans, sert comme capitaine à la Garde nationale mobile de la Somme. Il sera nommé en au grade de lieutenant au 12e régiment territorial d’infanterie, grade dont il démissionne en mars 1880. Malgré cette démission, Alexandre Millerand, Ministre de la guerre, lui attribue, le , la Médaille commémorative de la guerre 1870-1871 instituée par la loi du .

Dans les premières années de la IIIe République (1871-1900), la ville d’Amiens se développe et connaît une renaissance culturelle favorisant les arts, renouveau auquel Émile Maillard apporte sa contribution dans le domaine des arts graphiques. Il devient membre de la Société des Amis des Arts du département de la Somme et le restera jusqu'en 1913. En , il participe, à 33 ans, à l’exposition annuelle de peinture et de dessin qu’organise cette Société et obtient la mention « Honorable ».
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Le décès de sa mère, survenu en affecte beaucoup l’artiste, et son père l’encourage alors à s’éloigner du domicile familial pour peindre les sujets de bord de mer qu’il affectionne, dans la baie de Somme et sur la côte picarde et la côte d’Opale, d’Étaples à Dunkerque. Lors de ses voyages, il est assisté par Marie Frion (1855-1934), jeune employée de l’entreprise familiale qu’il épouse à Amiens le . Trois fils naîtront de cette union : Marcel (1889-1945), Maurice (1892-1971) et Pierre (1893-1915).

En 1884, Émile Maillard devient Sociétaire des artistes français et expose désormais régulièrement ses œuvres à Amiens, puis à Paris. En juillet 1885, à 39 ans, il obtient une médaille d’argent à l’exposition d’Amiens avec trois œuvres exposées : Marée descendante, Entrée de ferme et Cour de ferme. En 1886, il est admis comme élève à l'Académie Julian sur la recommandation d'Émile Renouf. En 4 et 1889 (Exposition Universelle), il participe au Salon de la Société des artistes français à Paris et obtient deux fois la mention « Honorable », notamment pour le tableau intitulé Les derniers secours conservé au Musée de Picardie à Amiens. Jusqu’à la fin du siècle, Émile continue d’exposer et obtient plusieurs récompenses, en particulier une médaille de bronze au Salon parisien de et une médaille d’or à Amiens.
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Le 7, Émile Maillard est nommé Peintre Officiel de la Marine, nomination que le Ministre de la marine, Édouard Barbey, lui annonce le 20 mai par l’intermédiaire d'Albert Dauphin, Sénateur de la Somme qui a appuyé la candidature de l’artiste de sa recommandation.Après le décès de leur père survenu en , Émile et sa sœur Clara vendent l’entreprise familiale de tissus, ce qui procure au peintre la rente financière lui permettant de continuer à se consacrer exclusivement à son art. Il se fait construire dans le quartier de Saint-Acheul à Amiens, une belle demeure où il installe son atelier.Depuis 1891, la France et la Russie tsariste se sont rapprochés pour faire contre-poids à la Prusse. L’évolution positive des relations diplomatiques entre les deux pays aboutit à l’Alliance franco-russe, accord de coopération militaire ratifié le par le gouvernement français. Dans ce cadre, une visite officielle des souverains russes en France est organisée pour . En sa qualité de Peintre Officiel de la Marine, Émile Maillard informe le cabinet du Ministre de la marine de son intention de prendre comme sujet d’un prochain tableau l’arrivée à Cherbourg des yachts impériaux du Tsar, l’Etoile polaire et le Standart escortés par les fleurons de la marine de guerre française. Le , le Cabinet du Ministre confirme son accord et invite le vice-amiral Henri Rieunier, Commandant en chef, Préfet du 1er arrondissement maritime, à donner au peintre toutes facilités pour l’accomplissement de son projet. Ayant exécuté son tableau intitulé L’Escadre de la mer du Nord à Cherbourg et représentant cette escadre escortant le yacht impérial à l’arrivée du tsar Nicolas II et de la tsarine Alexandra Fiodorovna de Russie en rade de Cherbourg le , Émile en fait offrande au Ministre de la marine pour l’Hôtel du Ministère. L’hommage est accepté par le Cabinet du Ministère en date du . Lors de la seconde visite officielle en France des souverains russes, en 1901, Émile peint deux nouvelles toiles commémorant l’arrivée du yacht impérial russe Le Standart à Dunkerque le ,
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Le Cassini et Le Standart passent la revue de l'escadre à Dunkerque
et Le Cassini portant le Président de la République (Le Cassini est le navire à bord duquel le Président de la République Émile Loube a embarqué pour accueillir en mer le Tsar Nicolas II).

Le , à 52 ans, Émile Maillard est nommé Officier d’académie par arrêté du Ministre de l’instruction publique et des Beaux-Arts.Dans les premières années du XXe siècle, la rente financière issue de la vente de l’entreprise familiale s’épuisant, Émile doit vendre sa demeure du quartier Saint-Acheul à Amiens. Il s’installe avec sa famille au n° 25 de la rue Voiture à Amiens, où le couple et leurs trois fils sont recensés en 1906. Le peintre est alors âgé de 60 ans. Les vingt dernières années de sa vie sont marquées par une réduction de ses ressources financières et les bouleversements dramatiques entraînés par la Première Guerre Mondiale. Le , Pierre Maillard, le plus jeune des enfants du couple, lieutenant Saint-Cyrien au 2e bataillon du 72e régiment d’infanterie âgé de 21 ans est tué au combat en Argonne lors de l’offensive de Bois-Volante. Il est cité à l’ordre de la IIIe armée et reçoit la Croix de guerre et la Légion d’honneur. La ville d’Amiens est très proche du front ce qui contraint Émile et son épouse à un exil à Morlaix (Finistère) au début de 1917. Le , Émile, âgé de 70 ans, apprend que Marcel, son fils aîné, sous-lieutenant au 272e régiment d’infanterie a été fait prisonnier. Libéré après l’armistice, ce dernier sera décoré de la Croix de guerre et honoré de la Fourragère.
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Pendant son exil à Morlaix, Émile Maillard ne cesse pas de peindre malgré son âge (plus de 70 ans). Il est notamment en relation avec Monsieur Picot, propriétaire de la galerie d’exposition permanente de tableaux de l’École française opérant à Paris (39, rue Damrémont) et à Zurich, galerie à laquelle il vend plusieurs dizaines de toiles. Il accorde à cette galerie une exclusivité pour la vente de ses oeuvres en Suisse en échange de l’intermédiation de cette dernière auprès du Bureau de secours de Berne pour la transmission de colis à son fils Marcel prisonnier en Allemagne contre rémunération prélevée sur le produit de la vente de ses tableaux et dans l’espoir d’obtenir le transfert du prisonnier en Suisse. Les commandes de la galerie portent sur des marines, spécialité du peintre, mais aussi des représentations des tranchées qui rencontrent un fort succès commercial. D’autres tableaux de cette période représentent l’intérieur de la maison dite de la Duchesse Anne de Bretagne, remarquable par son escalier à vis arrimé à une colonne en chêne d’un seul tenant de 11 m, ornée de sculptures des saints protecteurs.À la fin de l’année 1920, Émile et son épouse quittent Morlaix et, malgré leur désir de retourner à Amiens, leur ville natale, se résignent à s’installer au Havre ou résident désormais leurs deux fils survivants. C’est dans cette ville du Havre qu’Émile peint ses dernières toiles et qu’il décède le , à 80 ans, dans son domicile loué au n° 10 de la rue du Docteur Lecadre. Il est inhumé dans le caveau de famille du cimetière de La Madeleine à Amiens.


                                                                   Quelques oeuvres vendues ces dernières années.
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                                    Liens internet.
  .MAILLARD emille sur facebook.http://www.facebook.com/media/set/?set=a.442650599090843.95502.205109899511582&type=3
Tres important article sur Wikipedia.
maillar-wikipedia.jpghttps://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Maillard

Maillard sur le blog   http://antiquairemarine.blogspot.com/2013/02/emille-maillard.html

http://www.artvalue.fr/resultats-encheres--48664---18-----1---2-Emile.htm?cp_checked=
http://www.artvalue.fr/resultats-encheres--48664---18-----1---2-Emile.htm?cp_checked=
maillard-lien.jpghttp://atelierdedenis.eklablog.com/emile-maillard-1846-1926-a125050408
maillard-drouot.jpghttp://catalogue.gazette-drouot.com/ref/fiches-ventes-aux-encheres.jsp?id=71054&r=%C3%89mile+MAILLARD+(1846-1926)
Maillard sur Google.
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Oeuvres vues sur internet  des précisions cliquez sur l 'image..
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